La commune de Verchocq Envoyer

Informations Générales

Blason de la commune de Verchocq
Blason Communal

Maire :

Josse NEMPONT
NEMPONT Josse

Secrétaire :

HENNION Morgan

Adresse :

72 rue principale
62560 VERCHOCQ

Horaires d'ouverture :

- lundi de 14h00 à 17h00
- jeudi de 9h00 à 12h00

Permanence Maire :

- lundi de 14h00 à 17h00
- jeudi de 9h00 à 12h00

Contact :

03-21-86-54-90

 

Le Conseil Municipal

Mandature 2014-2020 :

 

NEMPONT Josse, Maire – PLEY Anne-Marie, 1ère Adjointe –HUGUET Patrick 2ème Adjoint –LIMOUSIN Max 3ème Adjoint – DERAT Régis – HOCHART Martial - DELAHAYE Isabelle – CARLU Yves - DE LA GORCE Véronique - CARLU Dominique – BRICHE Henri-jacques – LECHERF Yannick – ROUSSEL Roger – BAILLEUX Stéphanie – DUCROCQ Yann
 

 

Historique

Le nom du village au cours des années :

1293 - Vercock, C. d'Auchy, imp. f° 351.
1507 - Vrechocq, Procès-verb. de la cout. de Fauquembergues.
1579 - Vresoq, Surhonius, loc. cit..
1587 - Vresocque, Ortelius, loc. cit..
1605 - Vresoque, Th. géographique.
1608 - Vresocq, Quadrum, loc. cit..
1656 - Verchocq, Sanson, loc. cit..

Un petit tour dans l'histoire :

590 habitants

Superficie : 1523 ha

De 1860 à 1938, la commune de Verchocq a perdu 280 habitants (1860 : 960 habitants) et 47 de 1939 à 1968 (1968 : 633 habitants) il compte maintenant 590 habitants.

Verchocq d'après L. Ricouart voudrait dire Vert Bois; le village de Verchocq dépendait par moitié du Boulonnais et de l'Artois. On montre encore aujourd'hui la maison construite à l'extrême frontière possédant une cave en Boulonnais et une en Artois, c'était un lieu privilégié pour la fraude.

Verchocq comprend deux parties distinctes, la Bassure située dans la Vallée de l'Aa et les Hautures formées des Hameaux de Gournay, Rollez et Val du Fresne.

L'ancien château, démoli en 1805 par le Marquis de Compigny, était environné de larges fonds inondés par les eaux de l'Aa et fut la demeure des Seigneurs de Verchocq (Jean de Verchocq, Jeanne de Verchocq,...). On y remarquait encore des souterrains qui s'étendaient au loin dans la campagne en passant à lm50 sous le lit de l'Aa. L'un des derniers propriétaires de ce château fut Pierre Antoine de la Pasture qui est enterré à Montreuil où une colonne commémore sa mort. Son successeur, le, Baron Compigny fit construire au début du XIXe le château actuel.

Au cours de la guerre 1914 - 1918, M. Winston Churchill, Ministre Anglais y séjourna.

C’est aussi dans ce château que mourut en 1934 Monsieur Pierre de le Gorce, Officier de la Légion d'Honneur qui démissionna de sa profession de Magistrat pour se consacrer aux recherches historiques. Il fut élu en 1907 à l'Académie des sciences morales et en 1917 à l'Académie Française. Il abrita également M. André de la Gorce (Fils du précédent) ancien Conseiller Général du Canton d'Hucqueliers et Maire de Verchocq.

Une motte féodale existe à Gournay, dont le château a abrité une famille noble les De Gournay. Au moment du siège de Thérouanne en 1553, une Demoiselle Gisèle de Gournay prit part au combat. Avant de partir, elle consulta une gypsie (voyante d'après les lignes de la main) qui lui prédit que son sacrifice aurait pu sauver la ville. Au moment où tout espoir était perdu, elle n'hésita pas à s'empoisonner, mais rien n'y fit. La date de destruction de ce château nous est inconnue mais antérieure à 1834 lors de l'établissement du 1er Plan Cadastral.

L'une des particularités de Verchocq est due à ses deux églises et deux écoles. Dédiée à St Martin, l'église de Verchocq (Centre) fut relevée après sa destruction lors des batailles de Renty (environ 1554). Des armoiries y figurent encore, relatant l'existence des grandes familles de Verchocq : Les Framezelles, les Pippemont et l'Etandar. Par ailleurs des statues sont classées et en particulier la barque de St Julien le Pauvre.

L'église de Rollez quant à elle, fut construite en 1858 sur l'initiative de Mr Blondel, Maire de la Commune à cette époque, habitant Val du Fresne. Elle remplaça pour la pratique du culte des habitants des 3 hameaux, la Chapelle cadastrale construite en 1708 de Gournay. Dédiée à Notre Dame de la miséricorde, cette chapelle fut depuis sa construction l'objet de bien des vicissitudes. En 1793, elle fut privée de son vicaire l'Abbé François Brasseur prêtre réfractaire guillotiné à Arras. Le 24 Février 1833 le Conseil Municipal en décida la vente ou sa démolition s'il n'y avait pas d'amateurs. Le 4 Septembre 1835,l'Abbé Roussel adressa une lettre à Monseigneur signalant que la démolition décidée, on avait changé d'avis et avant de porter le 1er coup, on l'invitait à la réédifier. Ce qui fut terminé trois semaines plus tard. Sa destruction fut à nouveau à l'ordre du jour d'une réunion de conseil municipal en 1953 mais la décision s'orienta vers sa remise en état.

Au début l’enseignement se faisait dans une maison particulière (chez Rosa). La rue est d'ailleurs encore appelée la Rue des Ecoles; de 1882 à 1889 les premières classes étaient dans la Salle du 3ème Age actuelle et les classes jusqu'au certificat d'étude se situaient dans des pièces derrière la boucherie.

En 1889, il fut décidé la construction d'une école à classe distincte; en 1935 l'école mixte actuelle fut construite.

On relève dans le Journal de Montreuil du 31 Mai 1925 qu'une partie de la caisse de l'amicale de l'école des garçons fut affectée aux enfants nécessiteux fréquentant l'école ainsi que l'achat de prix aux enfants obtenant le certificat d'études.

En 1944 l'école de Rollez, bombardée fut reconstruite à un autre endroit. Actuellement, un regroupement pédagogique fonctionne avec les communes de Rumilly et Herly. Durant les élections, une annexe de la Mairie est ouverte à Rollez pour les habitants des hameaux.

Bien qu'existant une mare et un puits communal dans chaque hameau, le manque d'eau courante causait de nombreux problèmes aux cultivateurs. En période de sécheresse comme celle de 1921, il fallait aller chercher de l'eau à Verchocq Village grâce aux voitures réservoirs. Depuis les années 1970, Verchocq est desservi par le château d'eau de Rumilly et les "Hautures" par celui du plateau de Bellevue.

Au cadastre figurent certains lieux-dits qui ont laissé certains souvenirs :

  • Payelleville : signifiait Paye ville car il fallait acquitter des droits pour aller de Rollez à Payelleville.
  • Le sentier du Curé vient du chemin emprunté par le Curé de Gournay pour venir dire la messe à Verchocq
  • Le camp de Gauche était l'endroit où campèrent les armées impériales lors du siège de Renty
  • La sécheresse, lieu-dit au carrefour des routes de Montreuil – Aire et Hesdin – St Omer rappellerait le passage de Napoléon 1er qui voulant s’arrêter ne put trouver l’eau suffisante au ravitaillement de sa cavalerie et dénomma ainsi cet endroit.

Verchocq de par sa situation géographique ne fut pas épargné par les guerres ni par les catastrophes naturelles.

Lors de la dernière guerre mondiale, les Allemands firent construire une rampe de lancement de Vl à Rollez. Elle fut détruite, avant de servir, par un bombardement de la R.A.F.. Des renseignements très précis n'ayant pas été donnés sur son emplacement, plusieurs maisons voisines furent aussi anéanties par ce bombardement.

En 1694 et 1721, il y eut beaucoup de décès à cause d'une épidémie, mais l'année 1709 avec son terrible hiver a fait 79 victimes (1 décès pour 10 habitants).

D'après Guillaume Soyel, ancien Curé, la fonte des neiges du 18 Janvier 1757 à occasionné une inondation extraordinaire, l'eau monta dans la grange du presbytère à l M 05.

Cependant le fait divers encore bien présent dans les mémoires est l'incendie de 1868, au mois d'Août, tout un quartier de Verchocq fut détruit par un immense incendie causé par l'imprudence d'un enfant de moins de 10 ans que les parents, partis moissonner, avaient laissé chez eux en compagnie de ses frères et soeurs plus jeunes. Le plus âgé, ayant dérobé une boîte d'allumettes, en craqua une dans la grange où se trouvait de la menue paille. La grange en torchis, couverte en chaume comme la plupart des maisons et dépendances d'alors, fut en peu de temps et en raison de la grande chaleur de la saison, transformée en un formidable brasier qui se communiqua aux maisons voisines. Les flammes atteignant parfois 20 M de haut donnèrent l'alerte à la quasi totalité de la population se trouvant dans les champs. A son arrivée sur les lieux du sinistre, il était déjà trop tard et toute lutte était inutile n'ayant pour le combattre que l'eau puisée avec des seaux dans les mares avoisinantes. Plus de 10 maisons furent ainsi anéanties. Un calvaire fut alors érigé sur le pignon de la maison où l'incendie s'arrêta.

Après un tel sinistre la commune acheta deux pompes à incendie (une pour le haut, une pour le bas).

Au cours de la même année, le Maire de la Commune, M. Blondel résidant Val du Frèsne, voulut faire obtenir l'indépendance aux trois hameaux. Il fit donc toutes les formalités nécessaires (partage du territoire - répartition des charges locales - demande d'agrément du Conseil Général et de la Sous-Préfecture). L'année suivante, il fut battu par le Marquis de Compigny (principal adversaire de la séparation) à l'élection du Maire. Lorsqu'en 1870 le projet revint pour approbation définitive au Conseil Municipal, deux conseillers des hameaux arrivèrent en retard à la réunion. Le Maire qui n'attendait que cela ouvrit la séance à l'heure juste et fit de suite procéder au vote. Par 6 contre 5, le projet venait d'être repoussé. Cette arrivée tardive était-elle volontaire ou involontaire? le saura-t-on jamais !.

Lors de la révolte dite des Lustucru à Hucqueliers, un certain Capron Brasseur de Verchocq fut pendu tout comme Marie Dominique Joseph Braure et De Compigny lors de la Révolution.

Dans les mémoires, on se souvient encore de Procope Bracquart, partisan du Protestantisme Colporteur de l’hebdomadaire “La France du Nord”, n’ayant de goût que pour la lecture, il faisait beaucoup de conférences agricoles ou sur l’hygiène. Ce pauvre philosophe (ne vivait-il que grâce à la vente de ses journaux) a sûrement contribué à l’utilisation des engrais dans la culture.

InstItuteur honoraire et conseiller municipal de Verchocq, M. Fernand Ducrocq nourrissait une grande passion « l’Histoire ». Consignées sur un modeste cahier d'écolier quadrillé, des lignes et des lignes d'écriture serrées, nous ont permis d'éditer ce livre grâce à ce travail remarquable méthodique liant les origines de nos villages à ce qu'on a pu lui dire de ci, de là ; il a représenté pour nous une source inespérée qui permettra peut-être aux générations futures de se souvenir de l'histoire de leur région et de leurs ancêtres.

Le collectage n'est pas un vain mot pour Robert Louis, ancien photographe qui depuis 1951 filme inlassablement toutes les fêtes et cérémonies locales. Il possède dans ses armoires des kilomètres d'actualités Verchocquoises, de quoi revivre un quart de siècle en plusieurs soirées.

Une particularité de Verchocq est due aussi à l'activité de M. Dumetz, l'un des derniers bouilleur de cru du Pas-de-Calais. Il commença son activité en 1936 en voyant une annonce dans le chasseur français d'un fabricant d'Alembic… Il prit contact avec un bouilleur de cru du Nord qui vint faire une démonstration et cela démarra ainsi. Son activité se développant, il dut acheter une distillation à alembic continue à Paris, qui fonctionne encore actuellement à moindre débit.

Les moulins furent nombreux à Verchocq ; le Moulin de France de Bellevue provient du temps des Provinces. Il existait deux moulins à cet endroit : un sur la Picardie dénommé Moulin de France, un sur l'Artois dénommé Moulin de Bellevue. Ces moulins étaient implantés à peu de distance l'un de l'autre afin de faciliter la fraude. Le moulin de France fut démoli par une tempête lors de la dernière guerre, avec lui disparut le « CACHE-MANNEE » chargé de ramasser porte à porte le blé et de redistribuer la farine à dos d'âne ou de mulet.

Deux moulins à eau existaient à verchocq village. L'un situé à Fasques fut transformé en moulin à papier comme en témoignaient les pièces servant de séchoir. L'autre se situait près de l'ancienme gare.

Il existait un arrêt de train également à Gournay, utilisé pour aller aux marchés de Fruges, Fauquembergues et Hucqueliers, les deux lignes se rejoignaient à Rimeux, gare de triage. Quelquefois le train était tellement chargé qu'il devait s'arrêter sur la route de Gournay pour reprendre de la pression. Il se scindait en deux, faisant un premier voyage vers Rimeux et revenant chercher le reste des wagons ensuite. De ce fait on pouvait l'imiter: "ça-va-mieux, ça-va-mieux, ça-va-mieux - Je-peux-plus, Je-peux-plus".

Le train servait également à véhiculer le courrier. En effet en 1925 une Agence Postale ne desservant que ce village remplaça le facteur d'Hucqueliers. Transformée en recette auxiliaire, elle disparut en Septembre 1981. De même le canton d'Hucqueliers disposait de deux perceptions, l'une à Hucqueliers, l'autre à Verchocq. Après son transfert, au chef lieu de canton, on se souvient encore de deux guichets indépendants pour chaque secteur.

On se souvient également des 13 cafés de Verchocq des années 30 - 35, des marchands ambulants (en particulier de celui ramassant les peaux de lapins et de celui vendant la levure de bière pour le pain), des tisserands qui faisaient des essuies mains et allaient les vendre à Desvres.

La Ducasse de Verchocq a toujours lieu le 1er Dimanche après le 29 Août. A cet occasion des chevaux de bois, balistes s'installaient. On se souvient même pendant la Guerre 14 du piano automatique qui ne partait que si on lui mettait 2 sous et du boucher qui vers 1900, à cette occasion tuait une vache et vendait les morceaux à la grande joie des habitants habitués à la viande de porc.

A Rollez la neuvaine de St Antoine (Saint Patron de ce hameau) a toujours lieu. A cette occasion, on distribuait du pain dans l'église pour guérir les cochons (d'une certaine maladie). Le bedeau passait ramasser le grain offert qu'il faisait transformer au moulin pour faire les petits pains.

On se souvient encore de la légende de l' homme blanc drapé se promenant la nuit dans le village et faisant peur aux femmes. Etait-ce vraiment une légende ou plutôt une farce.

On se souvient également des séances de cinéma dans la salle du patronage où "les Dames au Chapeau vert" ou autres Charlie Chaplin faisaient passer d'agréables moments comme les troupes de théâtre qui ont hélas disparu du fait de l'arrivée de la télévision dans les foyers.

Aujourd'hui le football est le loisir le plus pratiqué à Verchocq sous forme d'association tout comme la pêche et la chasse. Un étang de pêche a été aménagé, il est à la disposition des groupes comme des particuliers. La carte touristique n'est pas un vain mot dans ce petit village puisqu'un restaurant existe et deux ébénistes s'y sont installés à côté des commerces familiers (boucherie - café...).

Sources historiques :

  • Etude de M. Fernand Ducrocq
  • Le Journal de Montreuil, la Voix du Nord.
  • Archives départementales du Pas-de-Calais (Archives de Melle Leroy)

Propos recueillis le 7.11.1985 auprès de Monsieur De la Garce (73 ans), ancien Maire de Verchocq, Monsieur Dumetz (80 ans) et M. Louis (64 ans).

Marchés Publics

L’article 133 du code des marchés publics (décret n°2006-975 du 1er août 2006) prévoit une publication, quel qu’en soit le support, de la liste des marchés conclus l’année précédente.

 

Téléchargez le récapitulatif des marchés conclus en 2008 pour la commune de Verchocq (Format .Pdf)

 

 

Plan de Verchocq