La commune de Campagne-les-Boulonnais Envoyer

 

Informations Générales

Blason de la commune de Campagne les B
Blason Communal

Maire :

Bernard HIBON
HIBON Bernard

Secrétaire :

Mme BOURGUIGNON (remplacement de Mle DELPLANQUE Lucie)

Adresse :

11 rue des écoles
62650 CAMPAGNE LES BOULONNAIS

Horaires d'ouverture :

- lundi de 14h à 17h00
- jeudi de 09h à 12h00

Permanence Maire :

- lundi de 14h à 17h00
- jeudi de 09h à 12h00

Contact :

03-21-86-52-72

 

Le Conseil Municipal

Mandature 2014-2020 :

 

HIBON Bernard, Maire – LOTTILLIER Hervé, 1er Adjoint – CARDON Joël, 2ème Adjoint – DEFOSSE Annie, 3ème Adjointe – HEUEL Jean-Michel, 4ème Adjoint – FINDINIER Thérèse –– ROUSSEL Bernard –DAVID Dominique – JACOB René – DUCHATEL Laurence – MARIETTE Léonce – BRAURE Hervé – CLEMENT Estelle – FAYOLLE Bernard –EVRARD Francis

Historique

Le nom du village au cours des années :

869 - Campaniae, C. de Saint-Bertin.
1597 - Campaignes, Procès-verbal des coutumes.

Un petit tour dans l'histoire :

Campagne-les-Boulonnais, voulant dire d'après L. Ricouart « succession de champs », a été jusque 1659 une enclave de l’Artois dans le Boulonnais et dépendait du Marquis de Renty.

Par son mariage avec Philippe d'Egmont, Prince de Graves, Général au service de l'Espagne, Marie Fernande de Croy porta l'héritage des Marquis de Renty dans cette famille d'Egmont. Une Chapelle cadastrale sous le titre de Ste Catherine fut fondée à Campagne par le Duc d' Egmont mais n'existe plus actuellement contrairement à celle érigée en l'honneur de Notre Dame de Mont Carmel.

Le Curé Duflos, en 1763, décrit les pierres tombales de la famille d'Artois dans l'Eglise St Omer, de Campagne-les-Boulonnais. On a découvert, lors de la restauration en 1949-1950 de cet édifice, des ossements sous le dallage et une cave en dessous du choeur à l'intérieur de laquelle il y aurait une dalle. La particularité de l'église est sa construction sans fondation. Cette caractéristique et les découvertes lors de sa restauration font dire que cet emplacement serait celui d'un ancien Château Fort (situation élevée, un côté de l'église plus large que l'autre, entrées de souterrain...)!.

En dehors de la motte féodale, un manoir est d'une histoire intéressante.

Le Château bâti au XVIIIème siècle a été racheté par des religieux qui en ont fait « la Maison du Bon Pasteur ». Il est maintenant les locaux de la Maison Familiale, centre d'Apprentissage Agricole du Haut-Pays depuis 1958. On peut encore admirer le Colombier datant de 1785 ainsi que la porte de l'ancienne Avenue, flanquée de deux pilastres au millésime 1807.

La population a atteint son maximum en 1831 où l'on relevait 1057 habitants. Le Hameau de Happe était important autrefois (en 1725, 150 communiants dans ce hameau sur les 450) ; l'exploitation du Bois de Thiembronne en charbon de bois faisait venir de nombreux saisonniers qui restaient plusieurs mois et fêtaient dans l'un des cinq cafés. Le plus réputé était celui où il existait un piano automatique, chose rare et faisait de Happe « Le Petit Paris » de nos campagnes.

Plusieurs horlogeries et une brasserie animaient ce hameau. De même on recensait en 1809 trois moulins à vent et à farine, le Moulin de Combremont situé au lieu-dit le vieux moulin, le moulin du bout del' ville sur la route de Desvres qui disparut en 1917 brûlé par la foudre, le dernier situé sur la route de Fauquembergues.

Au "triamont" n'habitaient que des hommes travaillant à la ferme de Combremont dans la plaine d'Ergny à Campagne.

Le nom des places pourrait laisser envisager l'existence d'un marché autrefois à Campagne: Placette à cochons - le Marché à vaches le Grand Marché.

D'autres lieux-dits retiennent l'attention :

  • le Camp de Glaine vient-il du nom du général dont l'armée a campé là ou du fait que c'était un endroit propice à glaner ?
  • Rue des Sans-Culottes donnée au moment de la révolution du fait certainement des volontaires, lors de la levée en masse, y habitant ?
  • Le fond de la bataille ne se rapporterait-il pas à une bataille?
  • Le Château bleu brûlé vers 1941 était-il une ferme de couleur bleue ?
  • La Rue des Croisettes ne viendrait-il pas de la tradition de déposer des petites croix aux calvaires et chapelles cotoyés lors des enterrements ?
  • La rue de l'Hôpital n'était-il pas un chemin se dirigeant vers le Prieuré du Val Restaut ?

François Martel né à Campagne, ,nommé Cham(?)oine de la Cathédrale de Saint-Omer, le 1er Octobre 1677 mourut le 7 Juillet 1683. Il fonda au collège de cette ville une bourse pour l'éducation des membres de sa famille. Il portait d'azur au lambel d'or, à trois fleurs de lys de même, posées en faxe.

L'Abbé Braure qui fonda des établissements hospitaliers à Dohem passa son enfance chez son oncle curé de Campagne. L'Abbé Bellenguez, quand à lui, écrivit le livre « L'APRECINE » sur l'histoire de ce village, aujourd'hui introuvable.

On se souvient encore d'Henri Merlin, Colporteur érudit, Conseiller Municipal pendant plusieurs mandats. Vivant seul, il avait emmagasiné des livres et de ce fait il ne pouvait plus rentrer chez lui, il ne lui restait qu'une chaise pour s'asseoir. Handicapé, il faisait les courses de tout le monde. En retour on lui offrait à manger. Il mourut embourbé dans une mare. Souy était l'un des mendiants qui parcourait ce village. Quand le matin il n'arrivait pas à se lever, les ouvriers agricoles étaient ennuyés pour faire les litières. Alors ils prenaient des fèves et ouvraient la porte aux coches qui arrivaient vers lui. C'est seulement à ce moment là qu'il se sauvait. De même, les souvenirs laissent entrevoir croyances et légendes ; un nommé Delplanque grâce à une fourche comme celle que l'on mettait aux peaux de lapins pouvait dire à quel endroit on pouvait percer un puits ; un jour à Happe une personne se moqua d'une vieille femme, elle lui dit « tu peux t'en aller avec t’un bidet, il va crever en arrivant à t’ maison » et comme d'effet le cheval mourut en arrivant ; comme à Verchocq la légende de l'homme blanc était utilisée pour faire peur aux enfants.

La Ducasse se déroule le deuxième dimanche de Septembre, l'orchestre est composé d'une quinzaine de personnes, en grande partie de campagne ; ils répétaient le Samedi au café comme cela, en cas de mariage, les mariés en profitaient.

La Neuvaine de Notre Dame du Mont Carmel se déroulait le 4ème Dimanche de Juillet et attirait un nombreux public à la procession et aux bals de l'après vèpres et du soir.

Une activité commerciale et artisanale non négligeable se pratique encore : mécanique agricole, garage, quincaillerie, cafés, menuisiers, marchands de porcs, boulanger… De même le métier d'étalonnier, originalité peu commune à l'heure actuelle, tend à préserver la race chevaline Boulonnaise.

Le centre d'apprentissage agricole du Haut-Pays est d'une vitalité importante pour ce village et donne à Campagne une image de marque non négligeable.

 

Plan de Campagne les Boulonnais