La commune de Beussent Envoyer

Informations Générales

beussentBlason Communal

Maire :

Philippe PIQUET
PIQUET Philippe

Secrétaire :

MACREZ Nathalie

Adresse :

8 pl Mairie
62170 BEUSSENT

Horaires d'ouverture :

- mardi et jeudi* de 10h00 à 12h00
- vendredi de 18h00 à 19h00 (*sauf pendant vacances scolaires)

Permanence Maire :

- mardi* et jeudi de 11h à 12h
(*sauf pendant vacances scolaires)

Contact :

03-21-81-47-70

Site :

www.mairie-beussent.fr

 

Le Conseil Municipal

Mandature 2008-2014 :

PIQUET Philippe, Maire – POCHET Jean-Michel, 1er Adjoint – LEVIEL Denis, 2ème Adjoint – GUERVILLE Samuel, 3ème Adjoint – BECOURT Eric – VION Marc – LIGNIER Johann – VASSEUR Sandrine – CARPENTIER Stéphane – HEUMEZ Sylvain – LEFRANCOIS Laëtitia – SEILLIER Jonathan – DAVRIL Marie-Thérèse

Historique

Le nom du village au cours des années :

1323 - Bongessant, Définitins du chapitre de Cluny.
1648 - Beurghessent, Pouillé de la province de Reims.
1656 - Beugkesen, Sanson, loc. cit..

Un petit tour dans l'histoire :

La commune de Beussent est celle du canton qui compte le plus de hameaux, 17 au total. Il existait Prieuré à Beussent dénommé Prieuré de St pierre et St Paul de Beussent où les Comtes de Boulogne y exerçaient certains droits (situé sur les lieux de la ferme d'Enguinehaut). Il ne reste rien de cet établissement qui était dirigé par un religieux ayant le titre de Prieur.

L'église fut remaniée très souvent avant de s'effondrer le 18 Mai 1873. Le service du culte se fit alors dans l'école provisoirement pendant 5 ans. En 1878 la nouvelle église ouvrit ses portes, elle n'était pas à la même place. Il ne restait intacts des temps passés que les fonds baptismaux, le bénitier, la cloche et la statue de Ste Anne offerte par M. Fourdinier en 1869.

Les édifices religieux ne manquent pas. La Chapelle Notre Dame de la Délivrance, en invocation de Ste Philomène, en faveur des petits enfants à Coupigny fut élevée en 1840. Au ménage, le Calvaire de la Jeunesse érigé en 1845 disparut lors d'une tempête de neige en 1958. Trois autres calvaires sont visibles actuellement: celui d'Enguinehaut érigé en 1828 restauré en 1933, celui de Zérables inauguré en 1947 et où était organisé un cortège religieux et historique le 14 Septembre, et enfin celui en mémoire de la tragédie de Beussent.

Le 16 Août 1941, un avion de la Royal Air Force en difficulté atterrit dans la plaine de Beussent. Deux cultivateurs, M. Marcel François et M. René Chevalier travaillant non loin de l'atterrissage forcé, recueillent l'aviateur de nationalité Polonaise. Ils le cachèrent des recherches allemandes dans la ferme "La Hestroye" sur le territoire d'Alette puis dans la forêt de Montcavrel où un petit calvaire fut construit. Mais il fallait le diriger sur un point de ralliement. C'est l'Abbé Haudiquet connu pour son patriotisme, qui se chargea de le conduire à Boulogne où une filière permettait l'acheminement de soldats alliés vers l'Angleterre. Mais hélas la gestapo fit irruption dans la cache Boulonnaise et arrêta l'aviateur sur lequel elle trouva l'adresse de l'Abbé Haudiquet qui fut à son tour arrêté ainsi qie M. Chevalier et son fils René.

Le tribunal militaire réuni le 28 avril 1942 condamna l'Abbé Haudiquet et M. Chevalier à la peine de mort et René Chevalier à la déportation où il mourut le 20 Janvier 1945.

La population de Beussent après la guerre rendit hommage à ces trois victimes lors d'une imposante cérémonie et fit ériger ce calvaire où l'on peut encore lire au pied de la croix: « A la mémoire de M. l'Abbé Georges Haudiquet, Curé de Beussent, fusillé par les Allemands le 14 Mai 1942 ».

Une autre chapelle, aujourd'hui disparue, fut fondée en 1177 par les Sires de Montcavrel à Engoudsent, l'une des douze baronneries du Boulonnais. Il existe encore à ce hameau une motte féodale et un souterrain dont l'accès est rebouché depuis.

L'ancienne école datant, selon les encrages marqués sur la façade, de 1872 est devenue un dépôt de Minoterie et fut remplacé par de nouveaux locaux en 1965. Le territoire de Beussent était très boisé comme le prouvait encore ce vieil hêtre tellement gros que lorsqu'on l'abattit les trois bûcherons de service se demandèrent à l'un l'autre où est-ce qu'ils travaillaient, ne se voyant pas.

Le cadastre relève encore de nombreux lieux-dits significatifs:

  • le Pont-Terratu : construit sur la Course, les bâtisseurs se demandaient s'ils allaient tenir d'où Pont Terra-tu ? Près de là un Café servait de relais aux commerçants entre Desvres et Montreuil, c'était l'occasion de laisser souffler les chevaux... et les hommes.
  • zérables était un endroit planté d'Erables.
  • les noms de Château Rouge, Cabaret Rouge seraient dû au sentier argileux donc à terre rouge passant à proximité.
  • le Bois Ratel viendrait-il de sa signification ethnologique "acheté tel que" ou parce qu'il y avait beaucoup de bêtes appelées « Ratelles ».

Tout comme à Enquin tout proche la gare devint une agence postale à sa fermeture. Des trois personnes employées au triage du courrier et de sa diffusion, il ne reste qu'un facteur distribuant Beussent et Bernieulles. C'est la dernière agence postale du canton. Le Journal de Montreuil relate le 6 Août 1925 un accident sur la voie de chemin de fer en ces thermes « une génisse est venue heurter un train au risque d'occasionner un accident. Heureusement, tout se borne à la mort de la vache ».

C'est à Beussent que la Baillonne rejoint la Course. L'importance de l'eau ici n'est pas négligeable. Les Ballastières, étangs creusés en 1896, durant la Guerre 14 - 18 afin de récupérer des cailloux pour faire des abris, sont alimentées par de nombreuses sources, c'est une véritable réserve ornithologique interdite au public. Elles complètent parfaitement la pisciculture et l'étang de pêche, activité de base du tourisme local. Les cressonnières et la fabrication d'aliments pour le bétail par le biais du moulin à eau encore en service actuellement, complètent le panorama des productions le long du cours d'eau.

A Coupigny un moulin à vent servait autrefois à la fabrication de l'huile.

La vie électorale était parfois mouvementée comme le relate le registre de la Paroisse.

Le 10 Mai 1870, M. L'Adjoint entreprit de parcourir à cheval toute la commune afin de faire voter oui au plébiscite pour l'empire. Du 23 octobre au 7 Novembre 1901 plusieurs personnes furent convoquées au Cabinet du Procureur de la République, le Curé de la Paroisse étant accusé de faire de la politique en chaire.

En 1928 le Conseil Municipal est dissout, aucune délibération n'étant possible.

M. Piquet, Maire actuel de la commune depuis 1935, fut élu Conseiller Municipal à 25 ans mais ex-equo avec une personne plus vieille que lui. Etant le dernier élu, il dut attendre les élections suivantes pour rentrer officiellement au conseil.

Outre l'aspect politique agité, Beussent ne fut pas épargné par les catastrophes naturelles: 1865 épidémie de petite vérole, 1866 épidémie de choléra, en 1918 épidémie de grippe espagnole provoquant 3 morts, de nombreuses inondations en 1928, 1930 ; en 1935 les élèves de l'école durent monter au grenier, en 1951 les ballastières creuvèrent, un pont fut retrouvé à la pisciculture, les haillons de la Ducasse partirent à l'eau et on dut attacher le manège.

Pourtant la Ducasse, se déroulant le dimanche le plus près du 25 Septembre, était très animée comme le souligne le registre Paroissial à la date du 29 Septembre 1902 : "la disparition de la buvette à la gare permet aux ménagères de voir un peu plus d'argent rentrer chez elle".

 

Plan de Beussent